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Le shabu-shabu trouve ses origines dans l’armée de Genghis Khan. Les ressources étant limitées sur les steppes mongoles, le Grand Khan était soucieux de nourrir le plus efficacement possible le plus de gens possible. Il imagina donc de faire chauffer de grandes marmites de soupe dans lesquelles chacun ferait cuire sa propre portion de fines tranches de mouton (parler aussi du bœuf de Kobi traditionnel, mais ajusté pour les goûts des nord-américains ici avec bœuf de première qualité). Cette méthode de cuisson économisait l’énergie, le temps et permet d’absorber un maximum de nutriments contenus dans la viande. Huit siècles plus tard, ce souci d’économie de temps et d’efficacité énergétique semble étrangement familier. Ceci explique peut-être la popularité de ce plat. Dans sa forme définitive, le shabu-shabu a été introduit dans le Japon d’après-guerre. En 1955, après avoir remplacé le mouton par le boeuf, plus au goût du jour, le restaurant Suehiro d’Osaka enregistre le nom shabu-shabu, qui en japonais est l’onomatopée utilisée pour décrire le son de la viande que l’on plonge dans le bouillon. Rapidement, le concept prend d’assaut l’archipel, puis traverse l’océan pour être adopté par les foodies californiens. Depuis maintenant presque dix ans, le Chef Kagayaki offre son interprétation de cette tradition quasi millénaire en plein cœur de Montréal. Soucieux de cet héritage maintes fois centenaire, il n’accepte aucun compromis. Il sélectionne lui même les ingrédients qui entrent dans son bouillon, l’ajuste quotidiennement selon l’arrivage et le sert fièrement dans un décor typiquement japonais soigneusement équilibré entre une modernité toute nippone et des racines profondément traditionnelles. Une expérience unique de découvrir le Japon en plein coeur du centre-ville de Montréal.